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Performance Max en 2026 : ce qui a changé et comment garder le contrôle
Brand exclusions, mots-clés négatifs, search themes, text guidelines : tour complet des évolutions PMax et méthode pour piloter sans subir.
Performance Max en 2026 : l'état des lieux
Performance Max diffuse sur Search, Display, YouTube, Gmail, Discover et Maps depuis une seule campagne (https://support.google.com/google-ads/answer/10724817). Un seul budget, une seule structure, et l'algorithme Google qui décide où mettre chaque euro. C'est la promesse. Le risque : perdre la main sur ce qui se passe réellement.
Depuis le lancement, Google a ajouté plusieurs couches de contrôle. Certaines existaient déjà depuis 2023, d'autres sont arrivées en 2024, d'autres encore début 2026. Ce post fait le point sur ce qui existe aujourd'hui et comment s'en servir.
Les évolutions clés depuis 2023
Brand exclusions sur le réseau Search (2023)
La première grande avancée de contrôle : la possibilité d'exclure sa propre marque du réseau Search dans une campagne PMax (https://support.google.com/google-ads/answer/10724817). Avant, PMax cannibalise les requêtes de marque et les chiffres de conversions gonflent artificiellement. Avec les brand exclusions, les requêtes contenant le nom de marque peuvent être orientées vers une campagne Search dédiée avec des enchères adaptées.
Attention : ces exclusions s'appliquent au réseau Search uniquement. Sur Display, YouTube ou Discover, PMax continue à diffuser sans restriction de marque.
Search themes (2023)
Les search themes sont des signaux textuels qu'on fournit à l'algorithme pour orienter la diffusion vers des intentions de recherche spécifiques (https://support.google.com/google-ads/answer/10724817). Ce ne sont pas des mots-clés au sens classique : PMax reste libre de diffuser au-delà. Mais en l'absence de signaux, l'algorithme part de zéro.
En pratique, les search themes servent à accélérer la phase d'apprentissage et à éviter que PMax parte sur des territoires totalement hors sujet au lancement. C'est un garde-fou, pas un ciblage précis.
Negative keywords au niveau campagne (2024)
La fonction la plus attendue : ajouter des mots-clés négatifs directement dans l'interface PMax, au niveau de la campagne (https://support.google.com/google-ads/answer/10724817). Avant 2024, la seule façon d'obtenir des exclusions était de passer par le support Google ou d'utiliser des listes de négatifs au niveau compte.
Disposer de cette fonctionnalité dans l'interface change le pilotage quotidien. On peut maintenant exclure des requêtes non-pertinentes au fil de l'eau, sans tickets support, et affiner la diffusion au même rythme que les insights remontent.
Text guidelines ouvertes à tous (26 février 2026)
Les text guidelines permettent de cadrer la façon dont l'IA génère les textes publicitaires dans PMax et AI Max. Google les a ouvertes à l'ensemble des annonceurs le 26 février 2026 (https://blog.google/products/ads-commerce/ai-max-new-features/).
Ce contrôle s'applique aussi à AI Max for Search. Concrètement, on peut définir des instructions textuelles que l'IA doit respecter lors de la génération de titres et descriptions. Un garde-fou utile pour les annonceurs avec des contraintes légales, des lignes éditoriales strictes ou des segments produits sensibles.
Customer acquisition goal
Le customer acquisition goal permet d'orienter les enchères PMax vers l'acquisition de nouveaux clients plutôt que vers toutes les conversions (https://support.google.com/google-ads/answer/10724817). L'algorithme valorise plus les conversions provenant de profils qui n'ont pas encore acheté.
Pour que ce signal soit fiable, il faut alimenter PMax avec une liste de clients existants via le Customer Match. Sans liste propre et à jour, l'objectif perd beaucoup de pertinence.
URL expansion et exclusions
Par défaut, PMax peut envoyer le trafic vers n'importe quelle URL du domaine qu'il juge pertinente. L'URL expansion est activée automatiquement (https://support.google.com/google-ads/answer/10724817).
On peut exclure des URLs spécifiques : pages de connexion, espaces client, pages hors-scope. C'est une action à faire systématiquement à la mise en place, avant même le premier euro dépensé.
La méthode pour piloter sans subir
1. Les exclusions en priorité
Avant d'activer une campagne PMax, trois couches d'exclusions sont non-négociables.
Première couche : les brand exclusions sur Search, pour éviter la cannibalisation des campagnes de marque.
Deuxième couche : les URLs à exclure de l'URL expansion (pages hors-scope, espace client, pages de connexion).
Troisième couche : une liste de mots-clés négatifs au niveau compte (concurrents directs à ne pas citer, requêtes hors cible métier). Les négatifs au niveau campagne complètent ensuite au fil de la diffusion.
2. Un flux Merchant Center propre
Pour les comptes avec un objectif Shopping, PMax s'appuie sur les listing groups issus du flux Merchant Center. La qualité du flux conditionne directement la pertinence de la diffusion sur Search Shopping, Display et YouTube.
Un flux mal renseigné (titres génériques, catégories incorrectes, prix manquants) oblige PMax à compenser par de la diffusion large et peu qualifiée. Un flux précis, avec des titres optimisés et des attributs complets, donne à l'algorithme un meilleur point de départ.
3. Tracking et valeur de conversion
PMax optimise vers les conversions qu'on lui donne. Si le tracking remonte uniquement les ajouts au panier et pas les achats, l'algorithme optimise pour des ajouts au panier.
Le Smart Bidding PMax fonctionne en tCPA ou tROAS, ce dernier exprimé en pourcentage de valeur sur dépense (https://support.google.com/google-ads/answer/10724817). Pour que le tROAS soit pilotable, les conversions doivent remonter de la valeur réelle, pas juste un événement binaire.
Si on vend des produits à des prix très différents, il faut remonter la valeur dynamique par transaction. Sinon, l'algorithme ne distingue pas une vente à 30 € d'une vente à 300 €.
4. Lire les asset group insights
PMax ne donne pas de rapport de termes de recherche standard. Mais les asset group insights permettent de voir quels groupes de ressources performent, quels formats consomment du budget, et quels segments d'audience sont touchés.
C'est depuis cet onglet qu'on détecte si PMax dérive vers des audiences hors-cible ou si certains asset groups sous-performent structurellement. Un audit mensuel minimum est recommandé, hebdomadaire si les budgets sont élevés.
PMax et AI Max : deux outils distincts
Il y a une confusion fréquente entre Performance Max et AI Max for Search, sorti de beta le 15 avril 2026 (https://blog.google/products/ads-commerce/dsa-upgrade-to-ai-max-2026/). Ce sont deux types de campagne différents.
AI Max est une évolution des campagnes Search classiques, avec trois leviers IA activables : search term matching, text customization et final URL expansion. Il ne diffuse pas sur Display, YouTube ou Gmail. PMax, lui, reste la campagne multi-réseau.
Les text guidelines ouvertes le 26 février 2026 s'appliquent aux deux formats (https://blog.google/products/ads-commerce/ai-max-new-features/). Pour le reste, les logiques de pilotage sont différentes : AI Max reste dans l'univers Search, PMax gère l'ensemble du réseau Google.
Pour aller plus loin sur les définitions et les mécaniques, le glossaire Performance Max couvre les termes clés du format.
Ce que ça change dans la pratique
La somme de ces évolutions change le rapport de force entre l'annonceur et l'algorithme. En 2022, PMax était largement une boîte noire. En 2026, les leviers de contrôle existent : brand exclusions, négatifs au niveau campagne, exclusions d'URL, search themes, text guidelines, customer acquisition goal.
Le problème n'est plus l'absence de contrôles. C'est de savoir lesquels activer en premier, dans quel ordre, et comment lire les signaux qui remontent pour ajuster.
Si vous souhaitez un diagnostic de votre configuration PMax actuelle : audit Google Ads gratuit ou directement nous contacter.