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Créer et configurer une campagne Performance Max
Objectif, enchères, asset groups, signaux d’audience, budget : la configuration complète d’une campagne Performance Max, avec les contrôles ajoutés depuis.
Version vidéo de cet article, par Maxence Vanderswalmen (Make Sense for Digital).
L’essentiel
- Performance Max part de l’intention de l’utilisateur, pas d’un réseau : une seule campagne diffuse sur Search, Shopping, Display, YouTube, Discover, Gmail et Maps.
- C’est une campagne de bas de tunnel : elle capte beaucoup de reciblage et de requêtes de marque, ce qui rend son ROAS incomparable à celui du reste du compte.
- Le mode de pilotage se décide avant tout le reste : conversions ou valeur de conversion, budget fermé au lancement plutôt que cible de ROAS.
- La durée d’apprentissage dépend du budget confié à l’algorithme, pas d’un nombre de semaines fixé à l’avance.
- Les signaux d’audience orientent la diffusion, ils ne la restreignent pas : aucune audience ne s’exclut dans Performance Max.
- Depuis l’enregistrement de la vidéo, Google a ajouté une couche de contrôles : négatifs au niveau campagne, brand controls ouverts à tous, text guidelines, exclusions d’URL.
Une campagne Performance Max se crée en une vingtaine de minutes et se pilote pendant des mois. Ce déséquilibre rend le paramétrage initial décisif : les réglages posés à la création décident de ce que vous pourrez lire, corriger et arbitrer ensuite. Cet article reprend la démonstration de la vidéo ci-dessus et la confronte à l’état de l’interface aujourd’hui. Le raisonnement de fond n’a pas bougé. La couche de contrôles, elle, s’est épaissie : chaque endroit où c’est le cas est signalé au fil du texte, et récapitulé à la fin.
Performance Max part de l’utilisateur, pas du réseau
Performance Max est une campagne tout terrain. Une seule structure diffuse sur le réseau de recherche (annonces textuelles et Shopping), sur le Display contextuel, sur YouTube, sur Discover, sur Gmail et sur Maps. C’est une invention de Google pour rentabiliser l’ensemble de son inventaire publicitaire.
Le changement de point de vue est réel. Pendant vingt ans, une campagne partait d’un réseau : on choisissait le Search, ou le Display, et on écrivait des annonces adaptées à ses codes. Performance Max part de l’utilisateur et de son intention d’achat, puis va la chercher là où elle se manifeste. Vous ne choisissez plus les canaux : vous fournissez de la matière (des assets, un flux produits, des signaux) et l’algorithme répartit. Si les définitions de base vous manquent, le glossaire Performance Max les couvre terme par terme : cet article part du principe qu’elles sont acquises.
Une campagne de conversion, pas une campagne d’acquisition
Performance Max est très doué pour aller chercher une intention de conversion déjà formée. Il se concentre donc sur ce qui convertit le mieux : les visiteurs déjà venus sur le site, les internautes acquis ailleurs (Display classique, publicité Meta, notoriété), et les requêtes contenant votre nom de marque. C’est du bas de tunnel.
Est-ce disqualifiant ? Non, et c’est même l’argument qui justifie de l’activer. Quand vous avez déjà payé pour amener quelqu’un à deux doigts de l’achat, le lâcher au dernier mètre n’a aucun sens. Performance Max termine le travail, il ne le commence pas. Cette distinction commande la façon de lire ses résultats.
Elle explique aussi l’asymétrie entre les modèles. En e-commerce, Performance Max est devenu un incontournable. En génération de leads, on perd le contrôle sur la qualité de la conversion et l’algorithme optimise vers le volume de formulaires. Ce choix s’est complexifié depuis, puisqu’il faut désormais arbitrer entre AI Max et Performance Max, une alternative qui n’existait pas au moment de l’enregistrement.
Ce qu’il faut avoir posé avant d’ouvrir l’interface
Trois chantiers se règlent en amont, et aucun ne se rattrape depuis l’écran de création de campagne.
Le flux produits. En e-commerce, Performance Max s’adosse au compte Merchant Center associé. Un flux approximatif (titres génériques, catégories mal renseignées, attributs manquants) oblige l’algorithme à compenser par une diffusion large et peu qualifiée. C’est aussi là que se posent les custom labels dont vous aurez besoin plus loin pour segmenter vos asset groups. Le paramétrage est détaillé dans notre guide Google Merchant Center et flux Shopping, et l’interface a changé depuis la vidéo avec le passage à Merchant Center Next.
Le tracking et la valeur de conversion. Performance Max optimise vers ce qu’on lui remonte. Si le signal se limite à un événement binaire, l’algorithme ne distingue pas une vente à 30 euros d’une vente à 300 euros, et tout pilotage à la valeur devient fictif. Ce chantier est traité dans notre article sur les Enhanced Conversions.
L’objectif de campagne. Ventes ou prospects, selon le modèle. Les objectifs de trafic n’ont pas de sens ici, et les usages notoriété ou considération relèvent de configurations très particulières.
Conversions ou valeur de conversion : le réglage qui commande tout le reste
Premier arbitrage réel de la création. Piloter à la conversion, c’est demander le maximum d’événements, sans distinction de montant. Piloter à la valeur, c’est demander le maximum de chiffre d’affaires. Le critère de choix tient en une question : quelle est l’amplitude de vos paniers ? Sur un catalogue où les prix vont de 10 à 1 000 euros, le pilotage à la conversion est inutilisable.
Vient ensuite la cible de ROAS. Au lancement, sur un compte sans historique sur ce type de campagne, la vidéo recommande de ne pas en fixer et de démarrer avec un budget fermé. La cible de ROAS répond à une autre logique : elle maximise le volume à un niveau de retour donné, ce qui suppose une enveloppe ouverte. Le raisonnement complet est développé dans notre comparatif tROAS ou Maximize Conversion Value. À garder en tête pour la suite : Performance Max n’accepte pas d’enchères manuelles, ce qui rend la qualité du signal de conversion non négociable.
L’apprentissage se paie en budget, pas en semaines
C’est le passage le plus utile de la vidéo, et il n’a pas pris une ride. Les débats sur la durée d’apprentissage d’une Performance Max (quatre semaines, six semaines, huit semaines) posent mal le problème. Ce qui permet à l’algorithme de tester et de stabiliser sa diffusion, c’est le budget que vous lui confiez. Avec un budget confortable, l’apprentissage peut se faire en quinze jours. Avec un budget très faible, il peut ne jamais se faire, et le bon diagnostic est alors que Performance Max n’est pas adapté à ce compte.
Deux repères. Le premier vient de la pratique de Maxence Vanderswalmen : en dessous de 50 euros par jour sur une Performance Max, il déconseille de se lancer. Le second est documenté par Google, qui recommande d’attendre quatre à six semaines avant toute évaluation définitive, sans toucher aux budgets, enchères ou assets pendant cette période. Les deux lectures convergent : le calendrier ne fait que traduire un volume de conversions accumulé.
Sur le budget quotidien, deux choses à connaître avant de valider l’écran. Le montant saisi est une moyenne lissée sur trente jours : certains jours, l’algorithme dépensera jusqu’au double, d’autres nettement moins. Et le budget recommandé affiché à la création est instable. Dans la vidéo, sur le même compte et à quelques minutes d’intervalle, la suggestion passe de 11,31 euros à 48 euros. Les estimations de conversions affichées à côté ne reposent sur aucun historique de diffusion.
Nouveaux clients : le réglage binaire et sa version pondérée
L’écran suivant propose de n’enchérir que pour les nouveaux clients. Le mécanisme est radical : si Performance Max vous ramène un acheteur déjà client, la conversion n’est pas créditée. Il existe des modèles où ce réglage est le bon, l’abonnement ou tout produit qu’un foyer n’achète qu’une fois : personne n’installe deux systèmes d’alarme. En e-commerce classique, c’est presque toujours le mauvais outil, car vous voulez aussi recapter les clients qui vous connaissent avant qu’ils n’aillent tester la concurrence et la trouvent très bien.
La version pondérée est celle qu’il faut connaître : le mode qui survalorise les nouveaux clients sans annuler les autres. Deux précisions ajoutées depuis l’enregistrement. Ce signal ne vaut que si vous alimentez Google avec une liste de clients existants via le Customer Match. Et ce n’est pas un réglage de lancement, on le pose une fois la campagne stabilisée. La métrique qui donne du sens à cet arbitrage, le coût d’acquisition d’un nouveau client, est traitée dans notre article sur les limites du ROAS comme indicateur de pilotage.
Les contrôles à poser avant le premier euro
C’est ici que l’écart entre la vidéo et l’interface actuelle est le plus large : quatre couches d’exclusions sont à poser avant de lancer, contre deux disponibles à l’époque.
Les exclusions de marque. La vidéo montre la création de listes de marques, soit pour exclure sa propre marque et la traiter dans une campagne Search dédiée, soit pour s’exclure mutuellement avec des concurrents. La pratique reste valable, et l’avertissement qui l’accompagne aussi : aller s’afficher sur les marques concurrentes fait surtout monter les enchères, et le gagnant de cette guerre est Google. Ce que la vidéo ne dit pas et qui compte en 2026 : ces exclusions ne s’appliquent qu’au réseau Search. Sur Display, YouTube, Discover et Gmail, Performance Max continue de toucher des internautes qui vous cherchent. Depuis le 26 février 2026, les brand controls sont par ailleurs ouverts à tous, sur Performance Max comme sur AI Max, sujet traité dans notre article sur les brand controls et exclusions de marque.
Les mots-clés négatifs au niveau campagne. Ils sont absents de la vidéo pour une bonne raison : ils n’existaient pas dans l’interface en juillet 2024, et obtenir une exclusion passait par le support Google. Depuis 2024, ils s’ajoutent directement dans la campagne. C’est le changement qui modifie le plus le pilotage quotidien, puisqu’il permet de corriger au fil de l’eau. Sa limite est celle des exclusions de marque : l’effet porte sur Search, pas sur Display ni YouTube.
Les exclusions d’URL. La vidéo présente l’expansion des URL comme une option qu’on peut tester puis affiner. La formulation à retenir aujourd’hui est inverse : l’expansion est active par défaut, et la liste des URL à exclure (espace client, pages de connexion, mentions légales, blog) fait partie du setup, avant le premier euro dépensé.
Les exclusions d’emplacements. Absentes de la vidéo également. Elles se gèrent au niveau du compte et écartent des sites, des applications ou des chaînes YouTube de la diffusion Display et vidéo. C’est le premier endroit à regarder quand le budget part sans explication.
Reste le cas des assets créés automatiquement. Le conseil de la vidéo, laisser la case décochée, s’appuie sur un argument qui tient toujours : dans un monde où tout le monde dispose des mêmes IA, le différenciant d’une marque se joue dans ce qu’elle écrit elle-même. Ce qui a changé, c’est que le choix n’est plus binaire : depuis le 26 février 2026, les text guidelines permettent de cadrer ce que l’IA produit, comme détaillé dans notre article sur les text guidelines et l’AI Brief.
Asset groups : la cohérence créative d’un côté, la cible de ROAS de l’autre
C’est l’arbitrage de structure le plus mal compris, et la vidéo le tranche nettement. Ce qui décide qu’un produit va dans la Performance Max A plutôt que dans la Performance Max B, ce n’est pas sa catégorie, c’est sa cible de ROAS. Performance Max consolide son apprentissage au sein d’une même campagne : découper les campagnes par famille de produits fragmente le signal sans rien apporter.
Ce qui sépare deux asset groups à l’intérieur d’une même campagne, c’est la cohérence créative. Un asset group mélange textes, images et vidéos qui seront recombinés dynamiquement. Des caleçons pour homme et des luminaires n’ont rien à faire dans le même groupe, alors qu’ils peuvent parfaitement cohabiter dans la même campagne. La campagne porte l’objectif économique, l’asset group porte le message.
Le listing group détermine ensuite quels produits du flux alimentent chaque asset group : par catégorie, ou par custom label posé en amont dans le flux. La seconde entrée isole une sélection sans tenir compte de l’arborescence (opération Black Friday, niveau de marge, type de promotion). Point de vigilance : par défaut, un asset group avec objectif Shopping cible l’intégralité du flux, et sans listing group configuré, vous perdez toute possibilité d’adapter les créations aux familles de produits.
Écrire les assets : le seul endroit où la différenciation tient encore
La rédaction ressemble à celle d’une campagne Search, avec une contrainte supplémentaire : ces titres peuvent s’afficher seuls dans un résultat de recherche, à côté d’une bannière Display, sur une miniature YouTube ou dans Gmail. Ils doivent tenir dans tous ces contextes.
- Les titres courts plafonnent à 30 caractères, trois exigés pour valider, quinze disponibles. Un titre à moitié rempli est de la surface d’affichage abandonnée.
- La redondance est le piège principal. Deux titres peuvent s’afficher côte à côte dans la même annonce : deux formulations proches n’ajoutent alors aucune information, et l’interface ne vous alerte pas systématiquement.
- Les titres longs montent à 90 caractères, jusqu’à cinq. Les descriptions demandent au moins une version courte et une version longue.
- Les images doivent couvrir plusieurs ratios (carré, paysage, portrait). Le logo se fournit en carré et en rectangulaire, faute de quoi il sera recadré au détriment de la lisibilité. Le nom de l’entreprise, lui, doit correspondre à celui validé lors de la vérification de votre établissement côté Google.
- La vidéo est le poste le plus négligé. Si vous n’en fournissez aucune, Google en génère une automatiquement, et le résultat est mauvais. Une vidéo courte et pensée pour le format vaut mieux qu’un long format repris tel quel depuis une chaîne YouTube.
- Les extensions se remplissent toutes : liens annexes pointant plus profond que la page d’accueil, incitation à l’action, promotions, prix, numéro de téléphone quand l’achat demande à être rassuré, extraits structurés. Google poussera ce qui sert la conversion et ignorera le reste.
Le formulaire de contact intégré capte au passage des inscriptions à la newsletter, à condition de le brancher sur le CRM plutôt que d’aller récupérer des fichiers à la main.
Les signaux d’audience sont une intuition transmise, pas un ciblage
C’est le contresens le plus répandu sur Performance Max, et il conduit à des configurations construites comme des ciblages. Un signal d’audience dit à l’algorithme : voilà où je pense que se trouvent mes clients. Il ne dit pas : ne diffuse qu’à ceux-là. Google se réserve explicitement le droit de sortir des signaux fournis s’il identifie de meilleures opportunités.
La correction change la façon de configurer : dans Performance Max, on n’exclut pas une audience, on en oriente une. Si seul un propriétaire peut acheter votre produit, vous poussez un signal vers les propriétaires, vous ne pouvez pas interdire la diffusion aux locataires. La seule exclusion réelle porte sur les requêtes, via les mots-clés négatifs, et uniquement sur Search.
Les entrées disponibles se répartissent en trois familles.
- Les search themes, signaux textuels qui indiquent les intentions de recherche pertinentes, orientés vers le réseau Search.
- Vos propres données : visiteurs du site, spectateurs de vos vidéos YouTube, listes de contacts CRM. Uniquement les contacts opt-in, la question n’est pas négociable.
- Les audiences Google : segments en marché (recherche active sur une catégorie), événements de vie (déménagement, mariage, adoption d’un animal, départ à la retraite), données démographiques détaillées (statut parental, niveau d’études, propriétaire ou locataire) et centres d’intérêt, qui décrivent une habitude durable et non une intention d’achat en cours.
Sur l’âge et le genre, la recommandation s’inverse : laissez faire l’algorithme, et surtout ne décochez pas la case « inconnu », qui vous priverait de tout le volume que Google n’arrive pas à classer.
L’erreur de lecture : comparer le ROAS de Performance Max au reste du compte
Une fois la campagne lancée, l’observation arrive presque toujours : Performance Max affiche un meilleur ROAS que les campagnes Search ou Display du compte. La conclusion qui suit est tentante et coûteuse, basculer une part croissante du budget vers Performance Max.
Le mécanisme derrière ce chiffre est celui décrit plus haut. Performance Max capte du reciblage et des requêtes de marque, une demande déjà créée et souvent payée ailleurs. Son ROAS est un ROAS de récolte, pas un ROAS d’acquisition. Le comparer à celui d’une campagne qui va chercher des internautes qui ne vous connaissent pas revient à comparer deux étapes du même parcours.
La correction tient en deux gestes. Poser les exclusions de marque avant toute comparaison, pour que le chiffre ne soit pas gonflé par du trafic déjà acquis. Puis remonter d’un cran : lire Performance Max au niveau du compte, sur le coût d’acquisition d’un nouveau client et le ratio coût marketing sur chiffre d’affaires global, pas campagne contre campagne. C’est le sujet de notre article sur les angles morts du ROAS.
Ce qui a changé entre l’enregistrement de la vidéo et aujourd’hui
- Mots-clés négatifs au niveau campagne : ajoutables dans l’interface depuis 2024, sans passer par le support. Ils n’existaient pas au moment de l’enregistrement.
- Exclusions de marque : toujours disponibles, mais leur portée est documentée comme limitée au réseau Search.
- Brand controls et text guidelines : ouverts à l’ensemble des annonceurs le 26 février 2026, sur Performance Max comme sur AI Max. Le choix sur les assets générés n’est plus binaire.
- Exclusions d’URL : à traiter comme une étape de setup obligatoire, pas comme une optimisation ultérieure.
- Objectif d’acquisition client : au-delà du mode binaire montré dans la vidéo, le mode pondéré suppose une liste de clients existants alimentée via le Customer Match.
- Merchant Center et AI Max : l’interface du premier a changé avec Merchant Center Next, le second n’existait pas en juillet 2024 et ajoute un arbitrage en amont sur le type de campagne.
Pour la liste complète des évolutions du format et l’ordre dans lequel activer ces contrôles, voir ce qui a changé sur Performance Max.
Après la publication : la revue et le premier contrôle
La campagne publiée passe en revue automatisée. Google annonce un à deux jours, c’est généralement plus rapide, et les faux positifs se contestent. Le point d’attention est saisonnier : à l’approche du Black Friday, le volume d’annonces à vérifier explose et une offre déposée la veille risque de rester bloquée le jour où elle devait diffuser.
Reste le premier contrôle de pilotage, et c’est là que Performance Max redevient difficile. La campagne est un sac de réseaux, et en e-commerce, ce que vous voulez vérifier en priorité, c’est qu’elle diffuse bien sur Shopping. En juillet 2024, cette information n’était pas accessible dans l’interface et exigeait un script. Depuis, les asset group insights donnent une lecture de ce qui consomme du budget et des segments touchés, sans offrir pour autant un rapport de termes de recherche comparable à celui d’une campagne Search. Dernier point qui dépasse le paramétrage : le CSS par lequel passent vos annonces Shopping. Rester sur celui de Google, selon l’expérience de Maxence Vanderswalmen, peut coûter jusqu’à 20 % du budget Shopping.
La création d’une Performance Max prend vingt minutes. Ce qui sépare une campagne rentable d’une campagne qui absorbe du budget se joue après : lecture des asset groups, exclusions ajustées au fil des insights, calibration de la cible d’enchères sur un modèle financier. C’est le travail que nous menons au quotidien en tant qu’agence Google Ads spécialisée e-commerce, sur des comptes où la Performance Max cohabite avec le Search, le Shopping et la marque.
Questions fréquentes
- Performance Max est-il adapté à la génération de leads ?
- C’est nettement plus délicat qu’en e-commerce. Sur un compte lead gen, on garde peu de contrôle sur la qualité de la conversion remontée, et l’algorithme optimise vers le volume de formulaires plutôt que vers les leads qui deviennent clients. Sans remontée de valeur qualifiée dans le tracking, des campagnes Search classiques restent souvent plus pilotables.
- Combien d’asset groups faut-il créer dans une campagne Performance Max ?
- Autant que de familles créatives cohérentes, pas autant que de catégories produits. Un asset group mélange textes, images et vidéos : ils doivent tenir ensemble. Deux univers produits qui ne se ressemblent pas justifient deux asset groups, mais ils peuvent rester dans la même campagne si leur cible de ROAS est la même.
- Peut-on exclure une audience dans Performance Max ?
- Non. Les signaux d’audience orientent l’algorithme, ils ne construisent pas un ciblage restrictif. Si votre produit ne s’adresse qu’aux propriétaires, vous pouvez pousser un signal vers les propriétaires, pas interdire la diffusion aux locataires. Les exclusions disponibles portent sur les requêtes (mots-clés négatifs, exclusions de marque sur Search), les URL et les emplacements.
- Faut-il activer les assets créés automatiquement ?
- Le réflexe de la vidéo, les laisser décochés au lancement, reste défendable : le différenciant d’une marque se joue dans ses textes. Depuis le 26 février 2026, Google a ouvert les text guidelines à tous les annonceurs, ce qui permet de cadrer ce que l’IA écrit au lieu de choisir entre tout déléguer et tout refuser.
- Au bout de combien de temps peut-on juger une campagne Performance Max ?
- Google recommande d’attendre quatre à six semaines avant une évaluation définitive, et de ne pas modifier significativement budgets, enchères ou assets pendant cette phase. Ce calendrier ne vaut que rapporté au budget : c’est le volume de conversions accumulé qui stabilise l’apprentissage, pas le nombre de jours écoulés.
- Quelle différence entre search themes et mots-clés ?
- Les search themes sont des signaux textuels : ils indiquent à l’algorithme quelles intentions de recherche sont pertinentes, sans contraindre la diffusion. Les mots-clés négatifs, ajoutables au niveau campagne dans l’interface depuis 2024, sont eux de véritables exclusions, mais uniquement sur le réseau Search.